Alors il (courut) dans le pays la légende de la Belle au Bois Dormant car c’est ainsi que (fut) nommée la fille du roi. Tous les fils de roi voulaient traverser la haie vive. Mais ila restaient accrochés dans les épines et mouraient.
Bien des années plus tard (vint) un prince qui (entendit) un vieil homme raconter l’histoire de la haie d’aubépine derrière laquelle se trouvait un château. Dans celui-ci, une splendide princesees qu’on appelait Belle au Bois Dormant dormait depuis cent ans, ainsi que le roi, la reine et toute la cour. De nombreux princes étaient morts en essayant d'entrer dans le château. Alors le jeune homme (déclara) : "Je ne crains rien, et je veux voir la Belle au Bois Dormant." Le vieil homme lui (dit) que c'était dangereux, mais le prince (ne voulut rien) écouter.
Cependant les cent années étaient passées et le jour était venu où la Belle au Bois Dormant devait se réveiller. Alors que le fils du roi s’approchait de la haie d’épines, il y (vit) de très belles fleurs qui (se mirent) de côté pour le laisser passer et qui (se refermèrent) de nouveau après son passage. Il (vit) les chevaux et les chiens endormis, et sur le toit, les colombes la tête sous leur aile. Les mouches dormaient collées au mur, le cuisinier tendait encore le bras pour gifler l'apprenti. Puis il (alla) dans la grande salle où toute la cour dormait autour du roi et de la reine. Il (poursuivit) son chemin et enfin il (entra) dans la tour et (ouvrit) la porte de la petite pièce dans laquelle dormait la Belle au Bois Dormant....
Elle était si belle qu’il lui (donna) un baiser. Alors la Belle au Bois Dormant (se reveilla) . Puis ils (descendirent) ensemble. Le roi, la reine et toute la cour se (réveillèrent) et (ouvrirent) de grands yeux. Et le chevaux dans la cour (se levèrent) ; les chiens (sautèrent) ; les colombes (sortirent) la tête de dessous leur aile et (s’envolèrent) ; les mouches sur le mur (bourdonnèrent) à nouveau ; le feu (reprit) ; le cuisinier (gifla) l’apprenti qui (se mit) à crier. Et bientôt le mariage du prince avec la Belle au Bois Dormant(eut) lieu et ils (vécurent) heureux jusqu’à leurs derniers jours.
"Dornröschen",
conte des frères Grimm, 3ème partie
Traduction de René Bories
(Copyleft), Simplifiée et abrégée
Gravure de Ludwig Richter, Ludwig Bechsteins Märchenbuch, 1857