Les voeux des femmes sages se (réalisèrent) pleinement car l’enfant était trés belle, modeste, bonne et pleine de bon sens. Le jour (arriva) où elle (eut) quinze ans. La fillette était seule dans le château. Elle (alla) partout, dans toutes les chambres et (parvint) finalement dans une vieille tour. Elle (monta) et (arriva) devant une petite porte. Elle (ouvrit) la porte et (vit) une vieille femme qui filait son lin.
"Bonjour, petite mère", (dit) la princesse,"Que fais-tu là ?"
"Je file", (répondit) la vieille.
"Qu’est-ce que cette chose qui sautille joyeusement ?" (demanda) la fillette qui (prit) le fuseau et (voulut) aussi filer.
A ce moment-là le voeu de la onzième femme (se réalisa) , elle (se piqua) le doigt et (tomba) sur le lit qui se trouvait là et (s'endormit) profondément. Et ce sommeil (se répandit) sur tout le château : le roi et la reine, qui venaient de rentrer avec toute la cour, (fermèrent) les yeux et se (couchèrent) par terre. Les chevaux dans l’écurie, les chiens dans la cour, les colombes sur le toit, les mouches sur le mur, oui, même le feu dans la cuisine, tout (devint) tranquille et (s’endormit) . Le cuisinier qui voulait gifler l’apprenti qui avait fait une bêtise, et même le vent qui soufflait, se (calmèrent) .
Autour du château, une haie d’aubépines (poussa) . Elle (devint) de plus en plus haute et enfin (entoura) tout le château, si bien qu'elle (le cacha) entièrement.
"Dornröschen",
conte des frères Grimm, 2ème partie
Traduction de René Bories
(Copyleft), Simplifiée et abrégée
Gravure de Ludwig Richter, Ludwig Bechsteins Märchenbuch, 1857