Guy de Maupassant : Jeunesse

Guy de Maupassant est né le 5 août 1850, soit au château de Miromesnil, près de Dieppe, commune de Tourville-sur-Arques, soit à Fécamp chez sa grand-mère maternelle.

C'est, en tout cas, à Fécamp, parmi les enfants de pêcheurs, à deux pas de la mer et des grands voiliers qui l'attireront toute sa vie que le jeune Guy passe ses premières années. Une enfance ballottée dans un foyer désuni, entre une mère excessive, névropathe qu'il adore et un père faible qu'il méprise jusqu'à douter de la légitimité de son ascendance.

     La scolarité se déroule au Lycée impérial Napoléon à Paris, puis à l'institut ecclésiastique d'Yvetot, où il restera de treize à dix-huit ans. Elève "ouvert", "docile", "poli", selon ses maîtres, il supporte difficilement les contraintes du pensionnat solitaire dans lequel il se trouve "enseveli" au milieu de condisciples "presque tous destinés au sacerdoce (termes de ses lettres d'alors). De cette période sombre datent les premiers essais poétiques, d'inspiration symboliste. Chaque été, il revient passer les vacances chez sa grand-mère, ou dans la "chère maison" des "Verguies", acquise par ses parents en 1860, à Étretat.

Guy a sa barque qui lui permet de lire au calme et d'aller se baigner au large avec son chien Matho. Sportif, excellent nageur, il participe au sauvetage des baigneurs imprudents. C'est ainsi qu'il fait la connaissance d'un anglais rescapé, le poète Charles Swinburne, sorte de "maudit" raffiné à la Edgar Poe, à la fois idéaliste et sensuel. Le repas donné en l'honneur du bénévole a de quoi surprendre : rôti de singe ! D'autant qu'au dessert le jeune homme a pu contempler, parmi les bibelots de son hôte étrange, une main d'écorché qui le fascine.

Entrecoupée d'absences pour "maladies", soignées au grand air d'Étretat, la dernière année au collège religieux est écourtée sur une frasque sanctionnée par le renvoi. Les quatorze mois que l'adolescent passe alors au Lycée Corneille de Rouen, comme interne de la classe de rhétorique, marquent un tournant capital de sa vie. 

Guy passe et réussit à Caen son baccalauréat. Inscrit en octobre à la faculté de Droit de Paris, il s'installe rue Moncey, dans le même immeuble que son père, vivant médiocrement de la pension que ce dernier lui alloue.

Texte abrégé

Texte publié avec l'aimable autorisation de l'auteur © Claude MAILLARD-CHARY
Le texte origingal se touve sur le site du
Lycée Guy-de-Maupassant Fécamp

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