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Au commencement
«
Je n'ai rien à te donner, alors donne-moi ton aide pour aider les autres.
» C'est par ces mots que, un jour de 1949, Henry
Grouès, dit l'abbé Pierre de son nom de guerre,
accueille Georges, un ancien forçat désespéré, qui fondera avec lui la
communauté Emmaus. C'est dans le but de travailler pour vivre, partager,
« servir le plus souffrant et le moins puissant » et soutenir les
populations défavorisées que cette première communauté vit le jour.
Depuis, une centaine de communautés
Emmaus ont été créées... Celle
de Strasbourg existe depuis septembre 1971. L'insurrection
de la bonté
1954 : la France connaît l'un des
plus rudes hivers du siècle. L'abbé Pierre "force les portes"
des studios de Radio Luxembourg pour lancer un appel vibrant sur les
ondes: « Mes amis! Au secours! Une femme vient de
geler cette nuit, à 3 heures, sur le trottoir du boulevard de
Sébastopol, serrant sur elle le papier par lequel on l'avait expulsée,
avant-hier. Chaque nuit, ils sont plus de deux mille, recroquevillés sous
le gel, sans toit, sons pain, plus d'un presque nu. Écoutez-moi: en trois
heures, deux centres de dépannage viennent de se créer. Ils regorgent
déjà. Il faut en ouvrir partout. Il faut que ce soir même, dons toutes
les villes de France, dans chaque quartier de Paris, des pancartes
s'accrochent sous une lumière, dans la nuit, à la porte des mieux lotis,
où il y ait des couvertures, paille, soupe, et où on lise: Centre
fraternel de dépannage. Toi qui souffres, qui que tu sois, entre, dors,
mange, reprends espoir. Ici, on t'aime. »
Dans
les minutes qui suivent, le standard de la station explose. Les Français
manifestent un extraordinaire élan de solidarité que l'histoire
retiendra sous le nom de "l'insurrection de la bonté". Des
dizaines de milliers de personnes sont recueillies et un milliard de
francs collecté...
Extrait de Ne rompons pas la
chaîne (Emmaüs Strasbourg)
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renseignements: Cliquez
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